Le Sans Nom (Henri Marien)

coeur-nuages-s

Je me souviens maintenant
Tellement bien de Toi
Tu es venu à moi
la toute Première fois
bien avant ma Naissance
dans le Sein de ma Mère
Irradiant Ta Douce Chaleur
Rayonnante de Bienveillance
C’est là que je T’ai connu
Il faisait Si Bon ces jours-là

Mais ensuite je T’ai perdu de vue très Longtemps
Longtemps je suis resté si Seul
Longtemps j’ai eu Si Mal
Longtemps j’ai eu si Froid
Je pensais même que Tu n’existais pas
Que j’avais rêvé Ta Présence
 et que la Vie n’était que Cruel Hasard

Et puis pourtant certains jours
dans la Lumière sortant des Nuages
dans la Musique des feuilles Naissantes
dans le Goût d’une Pomme croquante
dans la Douceur du Velours
dans l’Odeur de la Tartine grillée
dans une Synchronicité Eblouissante

Tout prenait Brusquement Magiquement Sens

J’ai senti que Tu étais là
que c’était Toi encore et toujours Toi
Toujours si Proche de moi
que je n’étais jamais Seul

Plusieurs fois je T’ai Prié
de me donner Ton Mom
Mais Tu ne me répondais pas

Alors je T’ai cherché dans le Ciel étoilé
je T’ai cherché bien au-delà des Montagnes
j’ai cru même T’apercevoir tout au fond d’un Volcan
mais souvent parfois dans le simple Envol d’un Papillon
dans les yeux d’un Enfant qui souriait du Joli Nouveau Printemps
je T’ai senti si chaud au Coeur dans les Caresses Tendresses de l’Amante
et aussi infiniment Visible dans le simple Friselis de l’Eau sous le Vent
et magnifiquement dans la lecture d’un Poème où Tu étais là presque Palpable

Un jour j’ai compris que Tu n’avais pas de Nom
ou plutôt que tu les avais Tous
qu’il était inutile de parcourir le vaste Monde
inutile de Te courir après
de T’implorer de te Prier de me dire
quel était ton Vrai Nom

car tu contenais Tout
tu étais à l’Origine de Tout

S’il fallait Te trouver un Nom
qui te ressemblerait le plus
Ce serait Amour et aussi Toujours
car chaque Être Vivant est Vivant à jamais dans Ton Coeur
Depuis que je suis né moi aussi je suis en Toi
et quoi que je dise quoi que je fasse
j’Y serai encore jusqu’à la fin de ma Vie
et peut-être si Tu le veux
l’Eternité et bien Au-delà encore

(Henri Marien)

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