Blues barbant (Henri Marien)

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Chair âme
Chair âme
Ne sens-tu rien venir ?

Je ne vois rien qu’une nuée d’oiseaux de proie
et une nuée d’éclairs qui me foudroie

Chair âme
Chair âme
Qu’as-tu donc à gémir ?

Je n’entends plus rien qu’un loup cruel qui aboie
et une affreuse araignée mortelle qui tisse sa soie

Chair âme
Chair âme
Qu’as-tu donc à mourir ?

Je ne sens rien que la tristesse qui me noie
 et mon coeur dans un étau qui me broie
 
Chair âme
Chair âme
Vois-tu ton avenir ?

Je ne vois rien que fin de Joie
et extinction de ma voix
 
Chair âme
Chair âme
Réjouis-toi!

Aie confiance, ouvre-moi ta porte
Je T’apporte un Soleil qui poudroie,
et de l’herbe qui verdoie

(Henri Marien)

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Simple Passeur de Poésie Doigt qui montre la lune
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Un commentaire pour Blues barbant (Henri Marien)

  1. Luciole dit :

    Troublant et poignant.

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