Mon petit Fantôme (Henri Marien)

Mon Petit Fantôme

Un jour ou plutôt une nuit
Je me baladais au clair de lune
Dans la forêt voisine
J’aime le silence des forêts
Il apaise de son doux silence
Notre esprit si souvent agité

Arrivé dans une clairière
Je sens comme un souffle
Non pas de froid malgré l’heure tardive
Mais infiniment doux et chaud
D’une chaleur qui convient au corps
Je m’arrête pour comprendre ce sortilège
Et puis je sors du cercle .. plus rien
Je reviens au centre et de nouveau
Cette douce chaleur qui m’enveloppe
Alors je m’assieds sur la mousse

Levant les yeux vers le Ciel
Je vois une douce lumière
Serait-ce une étoile ?
Non car elle grossit lentement
Et semble s’approcher de moi
Je crois distinguer une forme
Dans toute cette verte clarté
Serai-ce un fantôme, un farfadet ?

Comme sous son lumineux regard
Une subite intense et douce chaleur
Remplit soudainement mon coeur
Je ferme les yeux de tant d’inhabituelle douceur

Quelle belle et étrange sensation mais difficile à expliquer
Car jamais ressenti ou bien alors il y a si longtemps
Peut-être comme une réminiscence du ventre maternel
Un grand bain de lumière chaude nourricier et réparateur

Mais la curiosité l’emporte je rouvre les yeux : disparu!
J’ai beau regarder partout non plus rien
Je me relève un peu triste en me demandant s’il va revenir
Et j’attends
Mais non
Quel malheur

Je suis revenu plusieurs fois dans cette clairière
Mais jamais je ne l’ai jamais revu
Peut-être un ver luisant ou bien un feu follet
Ou alors j’avais tout simplement rêvé
Mais le plus étonnant est à venir…
Chaque fois que je me souviens de cette clairière
Instantanément et totalement intacte
Je retrouve mon Dieu quel Bonheur
cette étrange et si douce chaleur
qui rayonne au secret de mon coeur

Serait-il entré en moi ?

(Henri Marien)

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