Amour (Henri Marien)


Amour

Ah Sortir de l’Abysse
De cet Enfer Glacial et Solitaire

Et Croiser un Jour
De Toute son Âme Soudain Incandescente
Comme par un Miracle Du Ciel soudain Habité
 (Mais comment l’aurait-on Mérité ?)
Une Âme Toute Soeur
Et Se Reconnaître
L’un et l’Autre
Magiquement
Presque
Instantanément

C’est Alors un Bonheur Intense
Et Quotidien que cette Ré-Union
Cette Belle mise en Abyme
Toujours plus Profonde
Toujours Plus Intense
De Contacts Délicats
Des deux Regards
Des deux Coeurs
Des deux Esprits
Même si pas Encore
Ou peut-être Jamais
Des Deux Corps
Et qui Semble
Comme en Dehors
Du Temps
Et du Réel

Ils se Touchent
Se Caressent
Avec une Douceur Infinie
Jamais Lassés De leurs Présences
De leurs Présents
L’un à l’Autre
L’un pour l’Autre

L’un avec l’Autre
Tout Si Merveilleusement Surpris
Et d’une Infinie Gratitude
Pour cette Immense Grâce
Qui leur a été Offerte

Ils s’Aiment Les Graines
 Moissonnent Le Blé
Tout en même Temps
Sans se Soucier Aucunement des Saisons
Et Chaque jour que Dieu fait ils Mangent
Le Bon Pain Croustillant
de Leur Amour
Sans jamais avoir la Crainte
D’en manquer un Seul Jour

(Henri Marien)

A propos arbrealettres

Simple Passeur de Poésie Doigt qui montre la lune
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2 commentaires pour Amour (Henri Marien)

  1. Luciole dit :

    Joli calligramme, bravo!

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  2. arbrealettres dit :

    Un Cierge peut-être ?
    Pour que ça dure Toujours 😉

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